Ce que voient les autorités. Chiffres officiels.
- 27 128signalements reçus par l’OFCS au premier semestre 2026OFCS, rapport 2026/I
- +35 %d’arnaques au président signalées en 2025 par rapport à 2024 (971 contre 719)OFCS, semaine 4, janvier 2026
- 61 %de la population a reçu un message d’hameçonnage en trois mois (2025)OFS, décembre 2025
Voir le tableau
| Période | Signalements |
|---|---|
| 1er sem. 2024 | 285 (calculé à partir des totaux publiés) |
| 2e sem. 2024 | 434 (calculé à partir des totaux publiés) |
| 1er sem. 2025 | 605 |
| 2e sem. 2025 | 366 |
| 1er sem. 2026 | 258 |
Source : Office fédéral de la cybersécurité, rapports semestriels 2024 à 2026. Le recul de 2026 ne veut pas dire moins de risque : l’OFCS note des attaques plus rares mais plus soignées, avec l’IA.
Sept risques. Expliqués simplement.
- 1Des données qui sortent sans qu’on le voie
Quelqu’un colle un contrat ou une liste de clients dans un outil gratuit pour gagner du temps. Les données quittent l’organisation.
Un faitEn Suisse, plus de la moitié des personnes qui utilisent l’IA au travail disent le faire contre les règles internes. Netzwoche, étude KPMG, mai 2025
Ce qui protègeUn outil d’entreprise sous contrat, une liste de ce qu’on ne colle jamais, une politique d’usage d’une page.
- 2Des consignes cachées dans un mail ou un document
L’IA ne fait pas la différence entre vos instructions et le texte qu’elle lit. Une consigne cachée dans un mail ou un PDF peut la détourner.
Un faitC’est le risque numéro un du classement OWASP 2025 pour les applications d’IA. OWASP, Top 10 LLM 2025
Ce qui protègeDes droits limités pour l’assistant, et une validation humaine avant toute action.
- 3Des agents et des connecteurs piégés
Un agent lit vos mails, ouvre vos fichiers, envoie des messages. Si sa « prise » vers un outil est piégée, il travaille pour quelqu’un d’autre.
Un faitEn 2025, un faux connecteur de messagerie mettait discrètement un attaquant en copie de chaque mail envoyé. The Register, septembre 2025
Ce qui protègeUne liste des connecteurs autorisés, des droits minimaux, aucun agent autonome sur un poste qui contient des données de clients.
- 4Des réponses inventées, dites avec assurance
L’IA invente parfois un chiffre, une référence ou une citation. Le danger, c’est de ne pas vérifier.
Un faitEn 2025, un tribunal allemand a reproché à un avocat d’avoir cité de faux arrêts produits par un chatbot. beck-aktuell, septembre 2025
Ce qui protègeTout ce qui sort est relu par une personne, et chaque chiffre a une source vérifiée.
- 5Des faux mails sans une faute
Les faux mails citent votre nom, votre fonction, un vrai projet, dans un français parfait.
Un faitL’Office fédéral de la cybersécurité constate que les escrocs utilisent désormais l’IA de façon systématique pour des messages sur mesure. OFCS, rapport semestriel 2026/I
Ce qui protègeLes mails externes marqués comme tels, une méfiance face à l’urgence, une double authentification partout.
- 6Une voix ou une vidéo truquée
Un appel ou une visio imite la voix et le visage du patron, d’un partenaire ou du banquier, pour obtenir un virement urgent.
Un faitEn janvier 2026, une entreprise du canton de Schwyz a perdu plusieurs millions de francs à cause d’une voix imitée par IA. Police cantonale de Schwyz, janvier 2026
Ce qui protègeNe jamais décider sur une voix ou une image : rappeler sur un numéro connu, et deux signatures pour payer.
- 7Des comptes et des clés volés
Un compte d’IA contient l’historique de vos conversations. Une clé d’accès permet d’utiliser l’IA à vos frais.
Un faitEn 2025, plus d’un million de clés liées à des services d’IA ont fuité sur des dépôts de code publics. GitGuardian, rapport 2026
Ce qui protègeDouble authentification, un coffre-fort pour les clés, un plafond de dépense, une révocation rapide.
19 gestes. En trois temps.
Cochez ce qui est fait chez vous. Vos coches restent dans ce navigateur, rien n’est envoyé.
Cette semaine
Ce mois
Ce trimestre
Une voix suspecte au téléphone. Le protocole.
L’arnaque au président par fausse voix, ce qu’on appelle un deepfake vocal : quelqu’un imite au téléphone, ou en visio, la voix d’un dirigeant pour obtenir un virement urgent. La parade tient en une règle : on ne paie jamais sur la foi d’une voix, on raccroche et on rappelle.
Avant
- Deux signatures pour tout paiement ou changement d’IBAN, même pour la direction.
- Une liste à jour des numéros de confiance : direction, banque, principaux fournisseurs.
- Une question de contrôle convenue entre dirigeants et signataires.
- Moins de détails publics sur l’organisation et les contacts directs.
Pendant l’appel
- Repérer les signaux : urgence, secret, procédure contournée, nouveau numéro, nouveau compte, pays étranger.
- Ne pas se fier à la voix ni au visage, même s’ils semblent justes.
- Dire : « Je dois appliquer notre procédure, je vous rappelle. » Puis raccrocher.
- Rappeler sur le numéro de confiance, et faire valider par la deuxième personne.
- N’installer aucun logiciel et ne donner aucun code à la demande d’un appelant.
Après un doute
- Appeler la banque tout de suite pour tenter de bloquer le virement.
- Garder les preuves : numéros, messages, captures. Ne pas repartager la fausse vidéo.
- Porter plainte à la police et signaler l’incident à l’Office fédéral de la cybersécurité.
- Prévenir les collègues : les escrocs contactent souvent plusieurs personnes.
Sources : Office fédéral de la cybersécurité, Police cantonale de Schwyz, Prévention Suisse de la Criminalité. La question de contrôle n’est pas une recommandation officielle suisse : c’est une adaptation d’une bonne pratique d’entreprise.


